Y.Nos.Extendemos

Et je t'adorais. Surtout lorsque j'ai coupé ta main, pour la garder le plus longtemps sous mon pull.

Dimanche 29 janvier 2012 à 3:21

on a beau sortir, claquer la porte, être sûr qu'elle ne se rouvrira jamais, on a beau courir entre ces ruelles et ces bars, on cherche sans cesse un bout de ciel, mais nous on vit entre quatre murs, et ça pour l'éternité.

Dimanche 29 janvier 2012 à 2:31

sur mon pull c'est marqué la marque de tes mains. je rentre à l'instant il y a une heure, et quelques avions il faut l'avouer, ont décollé ce soir. deux heures sept les gens sont frileux, en été surtout lorsque les amoureux finissent enfin par se réveiller. mais attendre que s'en aillent les trottoirs glissant, c'est trop long, alors j'prends des cours d'aviation ça remplace les papillons, comme tout le monde appelle ça, les papillons dans le ventre, c'que c'est con dit à voix haute. alors voilà. moi, je prends des cours d'aviation. ça sonne mieux, et y a pas besoin d'attendre l'été.


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Jeudi 26 janvier 2012 à 20:59

y avait ce mur à arracher devant moi, j'étais pas bien grande à coté j'avais beau m'étirer de tout mon haut  je ne touchais pas loin. y avait ce mur à arracher devant moi et puis t'es arrivé avec tes deux mètres et des poussières, j'ai tapé du poing et le mur est tombé tête la première. ça m'a cassé trois ou six phalanges alors encore, j'ai pleuré au milieu des décombres comme dans les films catastrophe ou le héros s'effondre sous une explosion les yeux remplis le visage noir de suie. j'ai pleuré, ça a fait un dégat d'eau y a rien de poétique mais c'est comme ça qu'on appelle chez nous quand ça déborde. les plombs ont fini par sauter et toi avec. je pouvais même plus te sauver, t'étais chargé d'électricité. et risquer ma vie pour quelqu'un, ne faisait plus partie de mes plans. fallait venir plus tôt. oh crois-moi, te regarder crever n'est pas une partie de plaisir.


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Mardi 24 janvier 2012 à 19:32

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Dimanche 22 janvier 2012 à 3:38

parce que l'on aura beau raconter ce que l'on veut, se faire croire monts et conneries que la colère aujourd'hui, c'est ce qui nous fait avancer, qu'il ne fait jamais froid sans nous, et que l'amour est partout ailleurs. on aura beau raconter ce que l'on veut.
face à la mort, c'est lui que je choisirai sans hésitation aucune.

Samedi 21 janvier 2012 à 12:02

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Mercredi 18 janvier 2012 à 21:24

j'avais dix ans et j'disais que je serais comme jim. que j'aurais du talent, que je casserai des guitares sur scène, que mes narines seraient blanches, et que tant pis si je cracherais du noir, je fumerai pour tenir le coup des nuits blanches. j'avais dix ans à peine, j'pensais ça donnait l'air vivant, que ça ne tuait pas surtout. que je chanterai comme l'on se bat sur un ring, que les filles se déshabillent, que les loges soient démontées à l'arrivée. j'avais dix ans et je disais qu'un jour j'serais une torturée, la même que celle de chez toi, avec des brouillons et des mots tracés partout par terre en vrac et déchiré, que les cendars je les remplissent au fur et à la mesure de ton piano et que ça serait jamais vide chez moi parce que j'serais une vraie jolie torturée avec des cheveux qui partiraient dans tous les sens des lunettes à la joplin et des pattes d'éph en fleurs.

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j'avais dix ans.

Mardi 17 janvier 2012 à 23:07

normalement, y a toujours des images dans ma tête, des chaises longues et des tempêtes à décrire, des mamans sans nord, des souvenirs que l'on préfère oublier, des amoureux qui ne sont plus des amoureux, et puis tout le reste qui a passé leur tour. normalement y avait bien un nombre fou qui battait de l'aile dans ma tête, il ne restait même qu'une toute toute petite place pour toi, c'est dire.
et puis aujourd'hui depuis des mois et des jours, il y a la place pour tout. je regarde partout, je cherche l'erreur, mais y en a pas, y en a plus. j'suis juste arrivée à la fin, la fin positive pour recommencer en nouveauté comme disait M, il n'y a même pas une heure. que la vie c'est comme les mots, au bout d'un moment on sèche, on tourne en rond avec toujours les mêmes. et puis un jour ben c'est simple, on en trouve des tout neuf et c'est encore plus beau que tout ce qu'il y a eu avant.
y a plus qu'à attendre, ça tombe bien j'suis très patiente. certainement bien trop.

Mardi 17 janvier 2012 à 10:32

2012 finira mal. très mal.

Dimanche 15 janvier 2012 à 22:57

?

Dimanche 15 janvier 2012 à 11:14

la petite coiffeuse de la rue est morte ce matin. poumons charbons qu'ils disaient. vous auriez du voir comme elle était belle derrière ses grands yeux noirs et ses tiffes coupés toutcourt.


et pour la première fois de l'hiver, le soleil s'était mis à briller depuis quelques heures déjà.

Dimanche 8 janvier 2012 à 18:32

y a des gens dans ma cuisine qui parlent du tiers monde en disant mon dieu c'est horrible et qui chialent le cul sur leur chaise en sirotant du whisky à 300 balles les deux décis. elle est où l'erreur.

Dimanche 8 janvier 2012 à 18:04

j'suis arrivée en trombe sans même allumer les lumières ni le petit monde à mon lit, je connaissais mon bordel par coeur. monter les escaliers, ne pas s'appuyer contre le mur de gauche pour ne pas casser les tableaux et les photos à l'intérieur. faire attention à la marche tout en haut et puis traverser la pièce, enjamber le lit au ras du sol, les bouteilles, le bureau que je n'utilise plus depuis toujours. j'ai ouvert la fenêtre du fond, celle qui donne sur les toits et sur la grande cheminée qui ressemble plus à la fusée de tintin qu'à une grande cheminée, et qui bousille tout. s'allumer une clope, et puis la musique, s'étaler sur le nouveau tapis tout blanc, et se taper la tête contre la table basse d'ikea comme d'habitude. et puis là, se dire enfin que c'est fini. c'est la première fois alors j'ai profité tu penses. j'ai couru les trois étages, j'ai embroché un immense carton vide, je suis remontée j'ai fini mon paquet de cigarette en jetant l'entièreté de ce qu'on appelle passé. les papiers accrochés, les photos, les étagères, la valise, les baisers, les concerts les lendemains. pour une fois vous y êtes tous passés.
il me reste à changer de numéro, de ville, de pays, de monde et d'univers. et tout sera alors rentré dans l'ordre.

Dimanche 8 janvier 2012 à 0:11

j'aurais aimé être folle. toxico pour te dire que si j'tombe amoureux de toi, c'est que j'en suis pas responsable, que si je te lance des mots d'amour à la gueule c'est pas d'ma faute.  j'aurais aimé que l'on soient alcooliques pourquoipas pour savoir se prendre sans entendre les autres s'aimer sans tricher. j'aurais aimé que l'on te tende un papier où des gens très bien informés auraient marqués des troubles de ma personnalité, que si je t'agresse toi et pas quelqu'un d'autre c'est juste que j'suis malade. et qu'il ne faut pas que tu aies peur. ou que tu coures loin.
j'aurais aimé que tu fermes les yeux quand tu m'embrasses, comme dans les vrais films.

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et puis des fois que tu les laisses bien ouvert, pour que tu te souviennes que c'est moi et que t'aies pas la trouille au réveil.


The Boy with the Bubblegun


Jeudi 5 janvier 2012 à 11:13

revenir à ce temps où j'ignorais encore que tu ne m'aimais pas.

Vlam!

Et Trainer Sous la Pluie.

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